Biographie romancée
(mais pas trop)
et portrait en pied

de l’artiste

 

 



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200904

 

Naissance à Bruxelles en 1962 – je ne le ferai plus !

 

Neuf ans, à peine capable de construire une phrase et déjà fasciné par le langage : la rime, oui, la rime, cette magicienne qui met la musique dans nos textes mais aussi la grammaire, cette intransigeante vieille dame qui nous en impose. Rien n’est mieux orchestré que la grammaire française, tout y est logique à sa place.  Neuf ans et viennent les premiers poèmes.

 

Et les années passent, études classiques à Bruxelles, les poèmes d’amour aussi.  Seize ans, Baudelaire, l’alexandrin – ni un défi ni une gageure, mettez un peu de rythme dans votre pensée; Prévert, mettez de la liberté dans vos dires.  Tous mes petits papiers assonancés, mes griffonnages, tout cela s’est perdu, écrasé sous le pilon de l’histoire.

 

 

Dix-neuf ans, la fac. de lettres à Louvain-la Neuve: le style s’élargit avec les lectures imposées Apollinaire, Cendrars, Racine, Robbe-Grillet, Duras et tant d’autres. La rime se fait plus libre -  très libre, la poésie s'enfuit vers la pure musique, l'abstraction. Ce seront quelques courts recueils assemblés et publiés en 2020 chez Bookelis.

 

Puis cède la place sur ma nouvelle machine à écrire à la prose sous forme de contes ou de nouvelles. Participation à une modeste revue littéraire; fabrication d’une courte pièce surréaliste aussi. Elle, je l’ai retrouvée dernièrement – la fantaisie y est, mettez-y plus de structure : à réécrire, si j’en ai le temps. Pour parachever les études, publication d’une étude sur Alain Robbe-Grillet chez Didier Hatier – hélas déjà épuisé, victime de son succès ;-)

Dans ces années-là, j'ai eu la chance de rencontrer des amis fous d'art moderne dont un dessinateur de BD très connu - ils se reconnaîtront - et j'ai commencé à peindre de petites aquarelles abstraites. J'en ai retrouvé quelques-unes : émouvant.

 

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Les années d’enseignement 1986 – 1991 : Lecteur de Français en Pologne, il fait froid, assez froid pour que l’on se blottisse dans l’Écriture : Waszawa, court roman imaginaire mêlant la folie d’une femme abandonnée et le sentiment de claustration sous la Pologne communiste (paru fin 2017 dans Guerre et guerres).

 

Retour à Bruxelles, naissance de mon fils. Écriture du recueil de récits : Aujourd’hui, c’est déjà la nuit (non  publié). Je lui dois, ce titre d’une grande poésie.

 

Treize fictions que l’on dira rocambolesques rédigées entre 1991 et 1996. Rocambolesques d’accord mais aussi miroirs de notre société : chute du Mur de Berlin, attentisme religieux, épuisement du pétrole, massacres au Rwanda...

 

 

Informaticien à Bruxelles 1992 – 2003 : les temps sont durs, sur le ring de l’enseignement secondaire, j’ai jeté l’éponge et me suis digitalisé. Informaticien, c’est bien aussi pour qui aime la grammaire des signes.

 

Écriture du recueil Dentelles des Flandres (publié en 2017 sur Kindle/Amazon). Mon cœur, je ne saurais dire pourquoi, est resté en Flandres, dans ces terres souvent sous le niveau de la mer, dans ces dentelles gothiques et baroques des villes flamandes, dans l'odeur quelque peu marécageuse des canaux ou l'iode de la Mer du Nord. J'ai donc depuis 1994 trempé ma plume non seulement dans les auteurs tels que Rodenbach, Verhaeren, Ghelderode et Jean Ray mais surtout dans les impressions très vives que m'ont laissées ces villes et leur mythologie pour composer une quinzaine de récits souvent fantastiques parfois burlesques ou poétiques.

 

Rédaction de Sarajevo, court roman sur la guerre de Bosnie et l’image que la télévision en a donnée (paru fin 2017 dans Guerre et guerres).

 

Dentelles 300 - X2 - copie 2

Sous la Neige

 

Montréal : 2003 à 2006. Encore consultant en informatique, il faut croire que cela  rapporte plus que l’écriture. Il fait froid, lors de mon arrivée à Montréal, décidément !  L’on reste au chaud et l’on écrit pour conjurer le climat !

 

Recueil Sous la Neige, le Fleuve (publié en 2017 sur Kindle/Amazon).  C’est un paysage comblé de fables et de légendes que je décris dans ce Québec en hiver. S’y ajoutent quelques touches de cet exil que je bois  gorgée après gorgée dilué dans la Guinness.

Autre pays, autre lumière, je recommence à peindre, des paysages stylisés abstraits.

 

 

2009 : Finalisation du recueil Des continents plein les poches  (Paru en Juin 2018 sur Kindle/Amazon).

 

De mes voyages, j'ai souvent gardé des impressions fugitives, des odeurs, une certaine lumière, comme une rumeur... difficiles à transcrire.  J'attends parfois des années avant de pouvoir trouver les mots pour décrire l'âme de ces villes. on y retrouve pêle-mêle sur le papier : Samarkand et ses odeurs, Londres et ses gares, Manhattan, Istanbul et son labyrinthe, ainsi que des nombreux poèmes, épilogues à mes vagabondages. Ce recueil rend compte de l'état d'esprit dans lequel j'aimerais aborder la diversité humaine et ce sentiment étrange, lorsque l'on franchit une frontière, l'on pose son pied sur le tarmac d'un aéroport inconnu... et surtout cette sensation angoissante maintenant disparue que j'ai si souvent éprouvée au passage du mur de Berlin (autant à l'aller qu'au retour).

 

                  

Atelier de peinture

 

2006 à 2013, les années Peintures.  Parfois, la main s’arrête d’écrire. Cela vaut mieux que le cœur de palpiter. La main ne s’arrêta pas vraiment mais elle prit plaisir à mettre de la couleur sur la page blanche – tous les signes ne sont pas noirs – et à explorer l’abstrait – certaines formes préfèrent qu’on les devine.  Nombreux travaux de peinture et quelques expositions (à voir dans mon atelier de peinture).

 

 

2013 à 2018, les années Publication. À ces centaines, qui sait ?, ces milliers de pages restées muettes sur mon disque dur, il fallait une couverture, l’auto-publication a fait le reste.

 

Réécriture et publication de Guerre et guerres (disponible chez Bookelis ou à la commande à la Fnac, Le Furet du Nord, Carrefour, ChaPitre, filigranes Archambault, Renaud-Bray etc.). L’oppression, la guerre, cette dernière extrémité de la patience humaine et de la tolérance mentale n’a pour moi  aucune justification ni raison d’être.  D’en avoir vécu trois émanations de plus près : l’oppression communiste en Pologne dans les années 80, la guerre de Bosnie dans la décennie suivante et les massacres au Rwanda qui se sont abattus sur un de mes proches, il ne m’était plus possible de me taire. Par honnêteté et surtout par sensibilité, les mots étaient venus d’eux-mêmes.  Il me restait à les remettre en ordre pour que vienne le livre.

 

 


Dès lors, la machine se remit à délirer, un premier vrai roman était écrit, qui comme il se doit ne veut rien dire ou décrire, sinon égratigner quelques événements qui nous ont fait civilisation occidentale : Je suis né (à paraître), pas plus compliqué que ça ! La fin m’a donné du fil à retordre, ce ne sont pas tous les artistes qui comprennent quelque chose aux théories quantiques, en tout cas pas moi !

 

Parce que cela ne suffisait pas, un deuxième roman se met à la queue, comme tout le monde !  Une biographie d’un roman ou d’un homme appelé Roman, à vous de décider : Roman un jour (à paraître)

 


2020 : Publication chez Bookelis de poèmes des années 1980 à 1987 : Quatre recueils aux saveurs particulières : Surréalisme dans Chez un rebouteux du Délire, Théâtre dans Vers pour une Improbable Tragédie, pure Abstraction dans Testament-Lagune et  quelques autres Bagatelles, poèmes hommages à de grands chefs-d’œuvre de notre culture... Un florilège d'images et de sons à ce jour encore inégalé.

 

À ces recueils s'ajoute une cahier de notes - courts poèmes ou concentrés d'images - écrites au contact de chefs-d’œuvre de la peinture : Les Muses vous diront. Tentative différente d'aborder l'abstraction par l'écriture, volonté de déchiffrer dans la peinture les mouvements premiers et non figuratifs de  la création.

 


 

 

Puis la suite logique de Je suis né : Je suis mort (en fait pas encore puisque j’ai le plaisir d’en écrire son contenu – c’est un roman !).

 

Et quelques autres projets, tels que la biographie imaginaire d’un peintre expressionniste belge, une grande promenade dans les paysages de notre littérature et pourquoi pas l’édition de poésies abstraites qui traînent au fond d’une boîte dans la cave.

 

À suivre !

 

 

 

 

Écrire n’est pas un luxe, ni un passe-temps. C’est une heureuse servitude qui permet dans la patiente écoute des hommes et des femmes, des mots qui nous entourent d’ouvrir des fenêtres ou de tisser des liens.

 

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Notre avenir  dépend bien plus des artistes que des informaticiens ;-) Je suis payé pour le savoir.

 

 

Thierry Noiret

tiri_noiret@hotmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes textes sont déposés à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec ou à la  SABAM. Ils existent pour être lus et non copiés !

 

 

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